1- Technique

La Super famicom est donc une console 16 bits. Cela signifie qu'elle traite et analyse les informations par groupe de 16 unités. Cela peut paraître ridicule, mais à l'époque, c'était fabuleux. L'architecture de la Snes est dite partagée. Chaque tâche est donc attribuée à un co-processeur spécifique, le microprocesseur central assurant le fonctionnement de l'ensemble. Si la puissance d'une console n'est que relative à son époque, la Snes possède certains petits plus qui lui ont conféré une évolutivité redoutable (pour ses concurrentes bien sûr !). Mais voyons cela dans le détail :

- Le co-processeur vidéo affiche une réolution de 512 (colonnes) X 448 (lignes) en 256 couleurs parmi une palette de 32 768 nuances. Les effets spéciaux sont nombreux. On peut citer la possibilité de déradés, les effets de transparence, les zooms, les rotations à 360, la superposition et l'animation de plusieurs plans simultanément et enfin et surtout, le faeux mode 7 qui est la botte secrète de la Snes. Le mode 7 permet de simuler la 3D en alliant zooms et rotations. Son utilisation est quasi-constante et assure une révolution dans le gameplay. Enfin, les sprites proposés sont énormes (64 X 64 pixels) et le co-processeur est capable d'en gérer 128 simultanément !

- Le co-processeur sonore est quant à lui signé Sony (Z'étaient encore copains à l'époque ;). Il dispose d'un espace mémoire dédié pour optimiser le rendu des sons. Toutefois, la cartouche n'est pas le support idéal pour les musiques. La Snes joue alors une nouvelle carte en offrant un son digital stéréo et 8 canaux indépendants en 16 bits. Cela signifie que la console est capable de gérer 8 partitions (chacune en stéréo) en même temps, pour un rendu sublime !

- De plus, un autre co-processeur, signé Nintendo cette fois, est entièrement dédié aux bruitages. Cela permet de soulager le précédent et dans le même temps, d'assurer des bruitages des plus réalistes (écoutez Super Tennis pour voir !)

- Enfin, les cartouches sont l'arme ultime de la Super Nintendo. Programmée pour évoluer avec ses jeux, on comprend que la console se soit bonifiée avec le temps (comme les bons vins ;). L'astuce réside dans le fait que les cartouches peuvent bénificier de chips qui augmentent les capacités de la console elle-même (telles que sa fréquance d'horloge, sa mémoire vive ou encore sa gestion des effets spéciaux). La Super Nintendo est donc une console dont la puissance et les capacités augmentent au fur et à meure des progrès technologiques ! Plus de détails en consultant le dossier dédié aux cartouches.

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