2- Un peu d'histoire

Après cette présentation technique (j'espère que je ne vous ai pas trop barbé !), nous allons pouvoir reprendre la fabuleuse histoire de la Super Nintendo. La sortie japonaise a donc lieu le 21 Novembre 1990. Les hits sont déjà présents (Super mario World, F-Zéro, Pilotwings, etc...) mais les ventes sont bonnes sans plus. Les 2 rivales sont dans un mouchoir de poche et la rivalité aidant, chacun se démène pour sortir les meilleurs jeux (c'est ce que l'on appelle de la saine concurrence !). A propos, je ne vous ai pas expliqué les différences de nom selon les continents. C'est très simple, au Japon, la console se nomme Super Famicom (La Nes s'appellait Famicom pour Family Computer). En Amérique du Nord, la console prend le nom de Super Nes et change de design. Elle perd ses couleurs vives au profit d'un bleu-violet de plutôt mauvais goût (d'après moi). Puis en Europe, chance, nous avons le droit a la version japonaise, qui possède bien plus de classe. La seule différence tient au nom qui change une nouvelle fois et devient Super Nintendo. Voilà, Super Famicom pour le Japon, Super Nes pour les USA et Super Nintendo pour l'Europe. 3 noms, 2 looks, 1 console d'exception.

Ce n'est qu'en 1992, à peu près en même temps que sa sortie francaise, que la Super Nintendo commence à disancer la Megadrive. Le facteur déclanchant est bien sûr constitué par les jeux (N'oubliez pas que ce sont toujours, je dis bien toujours, les jeux qui font (ou ne font pas) une console !). Bref, en 1992, sortent The Legend of Zelda : A Link to the past, Street Fighter II ou bien encore Super Mario Kart. Ces hits légendaires ont chacun à leur facon boosté les ventes de la console et assuré son succès immédiat. Imaginez. Pour la première fois, il est possible de jouer à un jeu d'arcade chez soi, sans aucune perte, mais aussi vivre la plus belle et la plus longue des aventures aux cotés de Link ou encore s'éclater avec l'un des jeux 2 joueurs des plus funs qu'il soit. Puis enchainant encore, sort en 1993 Star Fox, le premier jeu console en vrai 3D polygonale ! Le monde découvre ébahi le potentiel du Super FX, ce chip inclus à la cartouche et les ventes explosent. Le parc de Super Nintendo est colossal. A ce moment, la partie est gagnée pour Nintendo. Tous les développeurs veulent développer sur Snes, même en acceptant de payer des royalties a la compagnie. La ludothèque se complète ainsi de facon inouie, s'enrichissant dans tous les registres, et avec une vitesse folle. Les sorties sont quotidiennes et le joueur n'a que l'embarras du choix. Nintendo est au sommet de sa gloire.

Les années 1994 à 1996 sont alors marquées par une vague de jeux, surtout japonais, qui donnèrent véritablement une seconde vie à la console. Le principal pourvoyeur de softs de qualité est bien entendu SquareSoft, la firme aux RPG de rêves. Peu diffusés aux USA (et donc encore moins en Europe), ces jeux répondaient en revanche parfaitement aux attentes du public japonais. On peut citer Final Fantasy 6, Seiken Densetsu 3, Bahamut Lagoon, Treasure Hunter G, la liste est longue. De nos jours, il est aussi possible d'expliquer le succès de la Snes par la découverte de ces jeux qui sont de véritables merveilles (tant du point de vue technique que scénaristique). C'est aussi pour cela que la Super Nintendo est surnommée la console aux RPG de rêves (même s'il serait stupide de négliger ce qui s'est fait ailleurs). Bref, une fois de plus, on se rend bel et bien compte que la Snes doit son succès à sa ludothèque formidable.

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