Fire Emblem IV : Genealogy of the holy war

Fire Emblem est une série très peu connue en occident, et pour cause, aucun épisode n’a dépassé les frontières du Japon. Et pourtant, il s’agit là-bas d’une série culte, au même titre que Dragon Quest ou Final Fantasy. Le premier épisode est sorti sur NES en 1990 et inventait carrément le genre, à savoir le Tactical-RPG. Il vous mettait aux commandes de Marth, bien connu des joueurs de Super Smash Bros Melee. Ont suivi un second épisode en 1991 toujours sur NES, puis un troisième sur Super Famicom en 93, avant d’arriver à ce quatrième opus, sorti le 14 mai 1996 et considéré comme le meilleur de la série. A noter qu’un Fire Emblem BS a suivi en 1997 (BS = Broadcast Satellite, cf le dossier consacré), puis un Fire Emblem V en 1999 (très bon lui aussi) et enfin, un petit dernier, nommé Sealed Sword, paru le 29 mars 2002 sur GBA.

A ce moment là, vous vous dites, hormis il me gonfle avec son historique ^^, mais tous les épisodes sont sortis sur des consoles Nintendo ? Et bien oui ! En réalité, la série est l’œuvre d’un studio spécialisé appartenant à BigN : Intelligent System. Ce nom vous dit peut-être quelque chose, car il s’agit de l’auteur de la série des Famicom Wars (je suis sûr que vous avez déjà entendu parler de leur dernier petit bijou, Advance Wars sur GBA – sinon, je vous le recommande d’urgence).


L'intro est assez mystérieuse

Un duel se prépare

Venons-en au jeu en lui-même. Comme je l’ai déjà dit, il s’agit d’un Tactical-RPG. Ce fin mélange entre stratégie et RPG est très particulier. Dans Fire Emblem, on joue sur d’immenses cartes. Chaque personnage occupe une sorte de case (fictive, car elles ne sont pas matérialisées au sol), mais en aucun cas 2 persos ne peuvent occuper la même case. Comme dans tout jeu qui se respecte, on fait bien entendu la guerre ^^, et pour cela, le placement des dits-personnages est primordial. En effet, la plupart des persos ne peuvent attaquer qu’au contact de l’adversaire (les 2 doivent être cote à cote). Cependant, les archers par exemple disposent de recul et peuvent attaquer à distance. Enfin, les cavaliers peuvent se mouvoir après avoir attaqué, alors que les piétons restent sur leur position. Car dans ce genre de jeu, ou tout se joue au tour par tour (c’est à dire que vous déplacez tous vos persos, puis ce sera à vos adversaires de jouer – tout le contraire des jeux de stratégie en temps réel), il est primordial de s’assurer un abri après avoir attaqué, sous peine de se faire laminer lorsque viendra le tour de l’adversaire. Pour cela, on peut donc parfois battre en retraite, mais aussi se servir du terrain. En effet, celui-ci assure une certaine défense, allant d’un malus de –10 voire –30% pour les routes, ponts et rivières jusqu’à +20, +30 ou même +40% pour les forêts, villes et châteaux. Enfin, il est possible de choisir avec quelle arme ripostera votre personnage s’il est attaqué, et cela peut s’avérer primordial. En effet, certaines armes sont peu encombrantes et facilitent donc la mobilité de leur utilisateur, ce qui à la finale lui permet d’esquiver plus souvent les attaques adverses. D’autres permettent d’attaquer à distance (comme les javelots par exemple) et seront donc utiles pour riposter contre un ennemi attaquant de loin. D’autres encore favorisent les attaques multiples, et en réponse à un ennemi qui vous assène un coup, vous lui en rendez 2, 3 voire même 5 ! Bref, l’éventail des possibilités est énorme, d’autant plus que les choix d’attaque sont encore plus nombreux. Sans revenir sur le terrain ou les armes, sachez que vous disposerez aussi de mages, de guérisseurs, de voleurs etc etc ... vous immergeant totalement dans ce monde d’héroic-fantasy si cher aux japonais.


Les affrontements sont vus de profil

De nombreux magasins existent
dans les châteaux

En ce qui concerne le scénario, on peut dire merci à nos amis américains qui ont entamé la traduction du jeu. Les phases de dialogue sont en effet assez nombreuses, témoignant de la richesse de l’histoire. Pour info, vous débutez le jeu aux commandes de Sigurd, jeune descendant d’une famille sainte et valeureux chevalier habitant GrandBell, la capitale. Dans un monde troublé par des dissensions entre provinces, des agitations préoccupantes commencent à se former et vous partez secourir une amie d’enfance, Edin, dans un château voisin. Mais si vous avez l’impression d’être un héros sauveur, sachez que vous ne serez pas toujours accueilli en tant que tel, certaines villes neutres vous soupçonnant de vouloir les envahir, d’autres préparant dans l’ombre une trahison. En fait, la richesse du scénario provient de nombreux facteurs. Tout d’abord, beaucoup d’autres personnages se joindront à vous au cours de l’aventure. Mais il en existe aussi un certain nombre qui sont optionnels, c’est à dire qu’il vous faudra faire quelque chose de particulier (et parfois de complexe !) pour les recruter dans vos rangs. Par ailleurs, vous avez peut être remarqué que je n’emploie jamais les terme unités mais personnages pour parler de votre armée. Car en effet, il n’est nulle question ici d’armée que l’on bâti à partir de casernes ou autres. Non, il n’y a pas de fantassin que vous pourriez sacrifier sans trop d’importance : Chacun des personnages que vous utilisez a son histoire, son graphisme propre, son importance dans le scénario, et s’il meurt, c’est définitif ! Alors quand on a passé des heures à ses cotés et qu’on l’a durement entraîné pour lui faire gagner des niveaux et le spécialiser dans un rôle précis, on n’a nulle envie de le perdre au cours d’une bataille.


Voici Sigurd, le héros de cette aventure !

Un cavalier n'a pas toujours l'avantage
sur un magicien

L’autre grande particularité du titre, et probablement ce qui lui permet de surpasser tous les autres jeux du genre, c’est le génial système de générations.

Je m’explique : Au cours des 6 premières batailles, il peut naître des affinités particulières entre certains de vos personnages (il est d’ailleurs vivement recommandé de faire communiquer ses persos sur les champs de bataille, car il peut se dérouler une foule d’événements spéciaux). Dans la seconde partie du titre, vous dirigerez les enfants de vos héros. Là ou le jeu fait très fort, c’est que leurs caractéristiques seront fonction des couples que vous aurez créés, et ils hériteront même des objets de leurs parents. Sachant que les unions possibles sont très nombreuses, on atteint une diversité inouïe et une richesse de jeu exceptionnelle. Seul le fils de Sigurd, Selis, vous est imposé pour assurer la trame principale du scénario.

Pourtant, ce scénario visiblement très travaillé reste un problème : en effet, je vous ai dit tout à l’heure que la traduction du jeu avait été débutée. Mais il reste encore beaucoup à faire ! Si les noms des ennemis, des villes et les menus sont traduits (c’est l’essentiel pour jouer), les nombreuses phases de dialogues plus en avant dans le jeu demeurent en japonais. La musique aidant, il est la plupart du temps possible de deviner ce qui se trame (2 de vos persos qui tombent amoureux, un guerrier qui trahit sa patrie, un château qui subit une attaque surprise, etc...). Malheureusement, ce jeu n’est pas une priorité, et j’ai bien peur qu’il nous faille attendre encore quelques années avant de voir arriver un nouveau patch. Profitons-en alors dès maintenant !


Les phases de dialogue sont nombreuses
et en japonais


Sigurd lance l'assaut !

Présentation : L’intro n’est pas particulièrement belle, et les textes en japonais ne permettent pas de comprendre la mise en place de l’histoire. Plus tard, les phases de narration sur la carte seront en revanche très agréables à suivre.

Graphisme : Ce n’est définitivement pas sur ce genre de critères qu’on peut apprécier les qualités d’un jeu. La preuve, les champs de bataille ne sont pas un exemple de graphismes superbes, mais restent adaptés au genre (enfin, heureusement que les noms des persos sont traduits, car il n’est pas toujours facile de savoir qui est qui, notamment au niveau des cavaliers). Par contre, les phases de combat et de dialogue vues de profil sont un véritable régal pour la rétine.

Animation : Là encore, ce n’est certainement pas ici qu’il faut rechercher le point fort d’un T-RPG. L’animation est certes détaillée, mais n’offre rien de fracassant !

Bande sonore : Et bien là, j’ai été un peu déçu : je m’attendais à quelque chose de grandiose, de magistral, et on se retrouve plutôt avec des musiques certes sympathiques, mais d’une part trop courtes (à force d’entendre le même air tourner en boucle, ca tape sur le système), et d’autres part ne s’affirmant pas assez (on dirait un effet de fond sonore voulu). En ce qui concerne les phases de dialogue, là encore, c’est l’inverse, avec des musiques beaucoup plus incisives, bien mieux senties, et bcp, bcp plus variées.

Difficulté : La série est connue pour sa difficulté très élevée, et cet épisode ne déroge pas à la règle. Si je peux vous donner un conseil, n’hésitez pas à vous servir d’un grand nombre de sauvegardes (3 ou 4), afin de pouvoir toujours reprendre la partie 2 ou 3 tours en arrière si le besoin s’en faisait sentir.

Durée de vie : Que dire d’autre si ce n’est qu’il s’agit là d’un modèle du genre. Ne comptez pas finir Fire Emblem en 50 heures comme la plupart des RPG, vous n’y arriveriez pas. Quand on commence une partie, on en a pour des semaines de jeux. Les champs de bataille sont immenses, les événements très nombreux, et les batailles souvent très longues !

Scénario : Je serais tenté de dire comme tout RPG, mais en réalité, c’est plus que pour beaucoup d’autres, le scénario de Fire Emblem est très développé, riche en rebondissements, et fait preuve d’une grosse originalité avec la seconde génération de héros, le tout étant très bien orchestré. Reste malheureusement la barrière de la langue, en attendant une traduction complète.

La Note : Finalement, nous voici devant un vrai petit bijou. Bien sûr, il ne faut pas être hermétique au genre, sous peine de trouver ca long et ennuyeux. Mais comment ne pas succomber au charme de ces héros charismatiques à souhait, d’un système de jeu tellement prenant qu’on ne voit pas les heures passer, et d’une richesse inégalable ? Fire Emblem IV est certainement ce qui se fait de mieux en matière de Tactical-RPG sur Super Famicom, et même de RPG tout court.

Fire Emblem est un vrai RPG,
avec toutes ses stats


Voici un champ de bataille comme
on les aime :)

Diddu >^_^<

  Dossier Fire Emblem : Genealogy of the Holy War

Gros plan sur les armes

Fire Emblem se révèle au bout de quelques heures de jeu d’une richesse étonnante, et pourtant, malgré cette complexité apparente, tout cela reste instinctif et facile à jouer. Je vous propose une petite balade dans les menus !

Chaque partie débute au château. Dans ce lieu, de nombreuses options sont disponibles, et il importe de ne pas partir démuni au combat.

Prenons l’exemple de Diadora (la charmante personne que vous avez devant les yeux !). Elle se situe au château d’Evans, et 6 menus s’offrent à elle :

  • Weapon Repair est en quelque sorte le forgeron du château. En effet, à chaque utilisation, vos armes s’usent, et il faut les reforger régulièrement avant qu’elles ne se cassent.
  • Pawn Shop est une boutique ou vous pouvez revendre vos vieux objets ou armes, mais aussi les racheter pour un autre perso. Attention toutefois, le vendeur se fait de sacrées marges !
  • Storage est un entrepôt de stockage peu utile. Il ne permet pas de se passer des objets d’un perso à l’autre
  • Arena est l’arène d’entraînement du château. C’est un endroit très important, et j’y reviendrais par la suite.
  • Fortune Teller est ... le diseur de bonne aventure ! oui ! Je ne lui ai trouvé aucune utilité !
  • Enfin Item Shop est l’armurier du château. Ses stocks sont très utiles, mais il n’est malheureusement pas toujours bien approvisionné, et il faut souvent faire des choix.

Poursuivons avec Diadora et allons faire un tour à l’arène de combat du château d’Evans. Ici, la défaite n’a pas trop d’importance, puisqu’aucun perso ne meurt, on peut juste perdre des points de vie. En revanche, il y a un paquet d’expérience et d’argent à se faire ! Diadora est une prêtresse (sa classe est shaman) et choisit d’attaquer avec une magie sainte : Aura. Les stats de cette arme apparaissent sur la gauche :

  • Diadora maîtrise bien cette arme puisqu’elle est classée de rang A (cela va de C à étoiles : A est déjà pas mal)
  • La précision est de 80%, ce qui sans être exceptionnel est correct
  • La mobilité de Diadora avec cette arme est de 20/20. En effet, elle lance un sort ! Elle n’est donc pas encombrée par son arme ! Cette donnée va déterminer sa capacité à esquiver les attaques de son adversaire.
  • La portée avec Aura est d’une case ou 2. Cela signifie que Diadora peut attaquer au contact ou à une case d’éloignement
  • Enfin, je ne sais pas ce que représente la dernière stat (honte sur moi). Elle est de 20 au maximum, donc Diadora assure ici aussi !

Plus bas, les 7200 G représentent l’argent dont dispose ce personnage.

Vient ensuite la présentation de votre adversaire : il s’agit ici d’un épéiste (Sword Fighter), de level 14 et maniant une épée en acier (Steel). Toutes ses données sont importantes, car elles vont permettre de jauger la force de l’adversaire, et vous inciteront peut-être à modifier votre choix d’arme, la clef de la victoire passant souvent par l’adaptation de sa tactique en fonction de l’ennemi.

Je ne vais pas vous détailler tout ceci ici, mais tout est bien expliqué dans le jeu. Sachez seulement que certaines armes possèdent un avantage sur d’autres, et que le matériau importe lui aussi beaucoup.

Et enfin, voici venu l’heure de l’affrontement. Il n’y a rien à faire, juste à regarder ^^

Les stats des 2 personnages s’affichant en bas tiennent compte des données que je vous ai décrites ci-dessus (elles varient à chaque combat en fonction de vos choix et de l’adversaire). Seul le level est fixé. Sinon, on retrouve les habituelles stats de force, défense et précision.

Pour info, j’ai perdu ce duel :(

Après avoir bien usé ses armes, l’étape suivante est logiquement d’aller faire un tour chez le forgeron. . Celui-ci propose de reforger chacune des armes à son maximum pour un certain tarif. Ici, ma magie Aura est à 40 pour un maximum de 50. Il m’en coûtera 3000 G si je souhaite la reforger. En ce qui concerne Silence, c’est une canne particulière dont le maximum est de 3. C’est pour cela que le forgeron ne me propose pas de prix. De même, Circlet n’est pas une arme mais un accessoire. Il ne s’use pas.

Le reste des menus est similaire à ce que l’on a déjà vu auparavant. Chaque arme est présentée avec ses stats, et l’argent dont dispose Diadora est indiqué en bas à gauche. Il est à noter que l’argent est géré de façon indépendante pour chaque perso, ce qui complique un peu les choses : il n’est pas possible de puiser dans une sorte de fond commun si untel manque de monnaie. Il faut veiller à ce que chacun dispose de suffisamment de ressources.

Maintenant que nous avons vu comment se déroule un combat d’arène, sortons prendre un peu le grand air et allons affronter quelques ennemis. Nos troupes sont en bleu, et nous affrontons celle d’Agusti, en rouge (les verts sont nos alliés de circonstance).

Je vous présente Finn, le cavalier bleu en haut à gauche de l’écran (nous le verrons mieux tout à l’heure). En le plaçant au contact d’un ennemi, un menu nous est proposé. Attack est ce qui nous intéresse, j’y reviens tout de suite. Stay est la commande pour arrêter une position sur la carte sans rien faire. Equip sert à modifier l’arme utilisée par le combattant (s’il en possède plusieurs). Anime est une option de réglage des animations de combat, et Warp enfin est une commande spéciale liée à un objet particulier que porte Finn, nous n’en parlerons pas.

Choisissons la commande Attack.

Finn (le voilà en gros plan) dispose de 3 armes. Il s’agit de 3 lances, en fer (Iron), en Acier (Steel) et la lance du héros, un objet caché que j’ai récupéré. Le chiffre à coté de l’arme est le nombre de coups qu’il reste avant que l’arme ne se casse. Sur le tableau de droite, on peut lire le récapitulatif des stats de l’arme en question. Des flèches indiquent les performances de ladite arme par rapport aux autres. Ici, c’est bien entendu Hero la meilleure des 3.

Après avoir validé ce choix, vient l’écran présentant l’adversaire. Il s’agit donc d’un chevalier (Social Knight) maniant une arme en fer (Iron) et appartenant aux troupes d’Augusti (abrégé en Agsti). On y retrouve présentées ses statistiques, en comparaison de celles de Finn, plus son level. A noter qu’en combat, l’attaquant, donc Finn dans ce cas-ci, a toujours un avantage certain.

Enfin, la nature du terrain est identique pour les 2 combattants. Il s’agit d’un sentier conférant un malus de 10% au défenseur.

Et arrive enfin le duel en lui-même, ou tout se joue. Finn lance une attaque foudroyante et assène un superbe coup de lance à son adversaire. Celui-ci n’est pourtant pas KO. On peut craindre une contre-attaque, mais Hero, la lance qu’utilise Finn a un pouvoir particulier qui lui permet d’asséner 2 ou 3 coups à la suite. Le chevaler en face n’y résiste pas et meurt avant d’avoir pu infliger le moindre dégat à notre valeureux cavalier !

Simple, n’est-ce pas ?

Allons faire un tour dans les menus maintenant. La commande Unit permet de consulter les statistiques de l’ensemble de ses personnages. Toutes les infos possibles et imaginables sont réunies dans des tableaux, à la fois clairs, pratiques et joliment conçus. Prenons comme exemple Cuan. Il manie en se moment une lance en argent (Silver). A coté, ce sont les stats de l’arme en question. Sur 6 pages, on retrouve ainsi toutes les données de l’ensemble des persos. Mais restons sur Cuan et allons voir de plus près ce personnage.

Chaque personnage dispose d’une double fiche synthétisant toutes les informations le concernant. Cuan est donc un duc (Duke), de level 15 et possède 8 points d’exp pour le prochain niveau (chiffre entre parenthèses). Ses points de vie (HP) sont de 42/43

En face, les statistiques de son arme actuelle : une lance de force 42, avec un taux de succès à 102% (chouette !), une portée de 1 au maximum comme au minimum ! (en gros, il ne combat qu’au contact) et enfin une esquive à 9 (ce qui est plutôt moyen, la note étant sur 20).

Plus bas, on retrouve les compétences de Cuan au combat. Sa force est à 22, sa compétence magique à 1 (ce n’est pas un magicien), ses compétences spéciales à 11 (nous allons voir ce que c’est tout de suite après), sa vitesse à 13, sa chance à 7, sa défense à 16 et enfin sa défense face aux magies à 4.

En regard, il y a la liste des objets qu’il a en sa possession. Il dispose donc d’une lance en acier (qui a déjà été utilisée 3 fois, ce qui explique le 47), d’un javelot, d’une lance en argent qui est équipée actuellement, et enfin d’une baguette nommée Sleep. Cet objet est en grisé car Cuan ne peut pas l’utiliser (il l’a obtenu en battant un ennemi). Il devra donc le revendre dans un château pour qu’un magicien le rachète. Ce dernier sera alors en mesure de lancer la magie Sommeil, mais une seule fois (il ne reste plus qu’une seule utilisation avant que l’objet ne soit cassé. Il est cependant bien entendu possible de reforger les bâtons comme toute autre arme) .

La deuxième partie de la fiche résume les données personnelles et les aptitudes particulières du personnage. Dans les données personnelles, on retrouve :

  • Le nom du leader : ici, c’est bien entendu Sigurd
  • Le nom de l’amoureux(se) s’il existe : il s’agit dans le cas présent de Ethrin. Cette relation doit être non seulement initiée, mais soutenue (par des dialogues ou de petits dons) et enfin réciproque ! En réalité, vous aurez une assez grande liberté pour composer des couples, mais il faudra tout de même y prêter attention.
  • Talk vous indique si votre personnage désire parler à quelqu’un. Ce peut être à son amant, mais aussi souvent au leader, ou bien alors à un tout autre compagnon d’armes. Je vous recommande vivement de surveiller cette commande, car de nombreuses armes ou bonus s’obtiennent rien qu’en discutant.
  • Move représente le nombre de cases que Cuan peut parcourir à chaque tour. 9, c’est énorme !
  • Money est bien entendu l’argent. Pour en gagner facilement, 2 solutions : combattre dans les arène des châteaux, ou conquérir des villes
  • Arena Level vous indique votre progression dans l’arène du château. Cela va de 1 à 7
  • Et enfin statut, c’est du classique : normal, endormi, empoisonné, pétrifié, etc... Seul problème, cette indication n’a pas été traduite. Mais bon, on ne change pas de statut comme ca. Donc, l’animation à l’écran vous indiquera un éventuel changement.

En face sont présentées les compétences du personnage pour chaque type d’armes et magies. Dans l’ordre, on trouve donc les épées (Sword), les lances (Spear), les haches (Axe), les arcs (Bow) et enfin les baguettes magiques (Rod). Du coté des magies, on retrouve les classiques magies de feu, de foudre et de vent, ainsi que la magie sainte et la magie sombre.

En ce qui concerne Cuan, on constate donc qu’il ne maîtrise qu’un seul type d’arme, à savoir les lances, mais il excelle dans ce domaine, puisqu’il est noté 1étoile.

Enfin, la dernière ligne est consacrée à la présentation des compétences spéciales. Celles-ci sont représentées par de petits symboles, dont l’explication est donnée dans un menu à part...

... que voici !

Le symbole de Cuan représentait donc la compétence Continue. Son effet est expliqué à coté. Il est aussi possible de consulter la liste des autres persos qui possèdent la même compétence. Il s’agit ici de Jamuka, Levin et Sylvia. La liste des compétences spéciales est longue. Pour en acquérir, il faut le plus souvent s’équiper d’un accessoire.

Toutes ces données sont très utiles pour préparer une bataille de façon judicieuse. Et ce, d’autant plus qu’il est aussi possible de consulter les fiches de vos (nombreux) adversaires. Voici par exemple celle de Zain. Ce cavalier est lui aussi un duc, de level 21. Il possède 2 armes dont une assez particulière, la lance nommée Killer. C’est de cette arme que Zain est équipé actuellement. Le petit sac à côté du nom signifie qu’il est possible de le la lui voler à la fin du combat, si le personnage qui porte le coup fatal a une stat de chance suffisante (c’est assez facile en règle générale).

Enfin, sur la seconde partie de sa fiche, on découvre que Zain est le leader d’une équipe (et pas de n’importe quelle envergure, puisqu’il possède 3 leaders). Il appartient aux troupes du château d’Agusti et ne combat qu’à la lance, qu’il maîtrise au niveau A, et n’a pas de compétence particulière.

Voilà, j’espère que ce test plus approfondi que les autres vous aura donner envie de découvrir ce superbe jeu, voire même le genre du tactical-RPG !

Diddu, again ! >^_^<

Dossier Fire Emblem : Genealogy of the Holy War