Dragon Quest III “Soshite Densetsu He…”

 

 

Editeur :

Enix

Genre :

RPG

Taille cartouche :

32 Mbits

Date de sortie :

6 décembre 1996

L’effet Dragon Quest 3

Dragon Quest est une série à part entière dans le domaine du RPG qui est très connue au Japon mais qui n’a jamais connue un quelconque succès en Europe car sur les 8 épisodes actuels, aucun ne sont sortis dans nos contrées, du moins pour l’instant. Parmi ceux-là, un épisode a fait beaucoup parler de lui, il s’agit de Dragon Quest 3.

Dragon Quest 3 sort tout d’abord sur Famicom. Dès sa sortie le 10 février 1988, ce jeu fait un carton mais d’une force sur l’archipel Nippon. Vendu à 3,8 million d’unités dont 1 millions vendus en seulement 3 mois, Dragon Quest 3 bat tous les records du marché vidéoludique à cette époque. Les exemplaires du jeu partaient tellement vite que ça en devenait une folie collective, les japonais allaient jusqu’à sécher les cours pour l’avoir. On en venait à un tel point que pour y remédier, le ministère de l’éducation a dû demander à Enix de ne pas vendre ses cartouches pendant les heures d’école... A peine croyable et pourtant vrai ! Et c’est depuis lors qu'il a été dit qu’à chaque nouvel opus de la série, le lancement aurait eu lieu le week-end pour éviter une désertion des établissements scolaires. Mais pourquoi un tel succès ? Tous simplement parce que Dragon Quest 3 rimait avec qualité et qu’un de ses plus grands atouts était les innovations apportées à cet épisode.

Huit ans plus tard, Enix avec la collaboration de Heartbeat qui est chargé de la programmation du soft nous ressort le remake de Dragon Quest 3 mais à la puissance 16 bits. La cartouche faisant 32 Mbits, que vaut ce jeu sur super famicom? Et beh c’est ce que je vais vous le faire découvrir durant ce test.


Les graphismes sont meilleurs que ceux de DQ VI

Vous devrez souvent aider les villageois du coin

Le scénario de la genèse

Avant toute chose, je dois vous dire que le scénario du 3 ème volet se base sur les 2 épisodes précédents. En effet, Dragon Quest 3 constitue la conclusion de la trilogie consacrée à Roto, le héros légendaire évoqué dans Dragon Quest 1 & 2, dans lesquels vous dirigiez ses descendants...

L’histoire commence lorsque Ortega, un héros qui vit dans la ville d’Aliahan, qui est aussi le père de Roto, a pour ordre d’aller combattre le seigneur des démons Baramos. En voyageant jour après jour, sur terre comme sur mer. Ortega arrive sur le bord d’un volcan, en train de combattre un monstre. Après sa victoire, le monstre l’entraîna dans sa chute vers le cœur du volcan, et c’est ainsi qu’Ortega meurt. Quelques années plus tard, la paix n’est toujours pas revenue sur terre et le mal règne en maître absolu. Dès le jours de ces 16 ans, Roto est réveillé par sa mère et elle lui demande de l’accompagner voir le roi d’Aliahan. Une fois au château, le roi lui demande de suivre les traces de son père et de combattre Baramos et son armée maléfique. Evidemment Roto accepte car il est le fils d’Ortega et le sang du héros coule dans ses veines… Et c’est ainsi que commence votre aventure. Si l’histoire du début n’est pas très exceptionnelle, il va de soit qu’elle prend une tournure différente car tout au long du jeu le scénario est riche en rebondissements et en devient du coup intéressant voir même surprenant.


Les voyages en bateau sont tellement plus simples…

…à pied c’est bien trop crevant !

Le dernier combat d’Ortega avant sa mort

Qu’en est-il du jeu ?

Pour ce second remake, Enix s’est surpassé dans presque tous les domaines pour nous concocter un jeu en puissance. Les graphismes ont été revus depuis le 1er remake et peuvent même se vanter d’être encore plus beaux que ceux de Dragon Quest 6. Les décors ainsi que les scènes de combat sont superbes pour un RPG avec de jolis effets de transparence et une palette de couleurs assez variée. Le design des personnages et des monstres d’Akira Toriyama est quand à eux toujours aussi soignés et pendant les combats les monstres sont animés et ont désormais encore plus d’étapes d’animation par rapport au 6ème volet. D’ailleurs en ce qui concerne l’animation, les sorts de magie ainsi que les moyens de transports sont fluides et ne ralentissent en aucun cas le jeu. Au niveau des musiques, elles sont toutes simplement grandioses. Chaque son a bénéficié d’un lifting total avec soin, certains ont d’ailleurs été retouchés pour être réorchestrés donnant au final des musiques encore plus enchanteresses. Malheureusement comme un jeu n’est jamais parfait, les gros défauts qui subsistent sur Super-Famicom sont les bruitages et la jouabilité. Pour la jouabilité cela ne reste qu’un point de vue négatif à part car au risque de me répéter, le problème vient plus de son inaccessibilité pour beaucoup de monde dû à la barrière de la langue car l’inconvénient, c’est qu’il n’est sorti (comme pour les autres draque sur Super-Famicom) qu’en version JAP, seule la Nes et la Game Boy Color ont eu la chance d’avoir une version US sous le nom de Dragon Warrior 3.

Dès que vous débutez le jeu, vous devez d’abord caractériser le personnage principal que vous dirigerez tout au long de votre aventure en inscrivant son nom ou choisissant son sexe par exemple. S’ensuit ensuite une série de questions auxquelles vous devez répondre au moment de la séquence de prologue (comme sa date de naissance, sa personnalité,…). Mais ne vous inquiétez pas, cela n’aura pas de grande conséquence en cours de jeu. Dans cet épisode, vous pouvez choisir 3 autres personnages dans votre groupe mais ce qui est le plus étonnant, c’est que vous pouvez les obtenir dès le départ en allant à la maison de Ruida qui se trouve dans la ville d’Aliahan. Noter que vous pourrez aussi à cet endroit créer vous-même votre propre équipe de combattants tout en choisissant sa classe si vous le désirez. Ce qui est une bonne chose en somme car les combats sont assez rudes et il n’est pas surprenant de voir des monstres rappliquer en force, mais il faut bien reconnaître que de disposer d’une telle possibilités dès le début nous prive quand même de la découverte des vrais personnages. En ce qui concerne le système de combat et bien il ne change pas par rapport aux autres volets, vous combattez les monstres vus à la 3ème personne tout en choisissant les options qui vous sont proposées. La plus grande innovation de Dragon Quest 3 est sans conteste son système de job. Au départ, vous disposez de 9 jobs (un de plus par rapport à la version Famicom) et une 10ème qui est à débloquer durant le jeu, mais vous ne pourrez les choisir qu’au château du Dharma Shrine. Car c’est à cet endroit uniquement que vous pourrez changer de métier.


Vous voilà face à Zoma le boss de fin

Les villages du jeu sont très diversifiés

Ceci est le profil de statuts d’un perso

La liste des jobs

A partir du moment où vous aurez la possibilité de changer de job au Dharma Shrine. Il est important de vous avertir qu’il ne vous sera pas possible de changer de classe une fois le level 20 atteint et qu’après avoir choisi un autre job, vous redescendez automatiquement au level 1 et donc par conséquence vos statuts en sont modifiés, la seule chose que vous gardez sont les magies ou techniques que vous avez acquises. Ce qui est dommage car en huit ans, Enix aurait pu améliorer cette lacune qui existait déjà sur Famicom… Enfin bon, on ne peut pas tout avoir. Sinon à part ça, Je vous laisse un tableau pour vous expliquer en quoi consiste chaque caractéristique des jobs :

Héros :
Ce job n’est réservé qu’à votre personnage principal, de plus il ne lui sera pas possible de choisir un autre métier que celui-ci. Hormis cela, cette classe reste parmi une des meilleurs car elle équilibre bien les statuts en attaque, défense,… tout en ayant de bonnes capacités en magie.
Soldat :
Très efficace en aptitude d’attaque physique, il a aussi une excellente endurance et monte très rapidement en HP après chaque level-up, ce qui fait de lui un guerrier très puissant mais aussi assez bourrin. Quand à la magie, c’est le néant, il ne sait pas les faire.
Combattant :
La classe du combattant est spécialisée dans l’art martial. Il donne des coups très puissants et il a en plus de cela une grande agilité. Par contre, il est très faible en aptitude d’intelligence. Comme technique, il utilise par exemple le ‘’critical hit’’ qui lui donne le moyen de frapper plus fort son adversaire.
Magicien :
Magicien utilisant les magies d’attaque. Il acquiert des sorts de plus en plus puissants au fil de sa montée en niveaux. Il n’est pas très robuste et ne frappe pas fort en attaque physique. Il n’a pas non plus beaucoup d’HP, mais progresse rapidement en MP.

Prêtre :

C’est un job qui est très important au sein du groupe car sa particularité est basée sur les sorts de soins et non élémentaires (comme l’anti-poison,…). De plus, le prêtre a la chance de s’équiper avec des armes et des protections de très bonne qualité.
Sage :
Cette une classe qui est pour moi parmi l’une des meilleures avec celle du héros. Le sage est un très bon combattant avec aussi une excellente défense et monte rapidement en HP et MP. Il a même la capacité d’avoir certains sorts du magicien et du prêtre… En bref, c’est vraiment une classe très complète.
Marchand :
Le marchand est une classe assez originale. Sa qualité est qu’il est capable de générer des gains supplémentaires en argent. Il a aussi la capacité de faire apparaître un magasin à n’importe quelle moment du jeu et vendre les meilleurs articles que vous avez vu récemment dans un village.
Artiste :
Le job d’artiste est sûrement le moins intéressant des 9. Il a seulement une très grande aptitude en chance. Mis à part cela, Je dois avouer que c’est une classe assez étrange car pendant les combats, c’est le seul perso qu’on ne sait pas contrôler… Bizarre !
Voleur :
Et pour finir, voici la nouvelle classe de ce remake. C’est un perso principalement faible au niveau des statuts sauf en aptitude de vitesse, qui lui permet grâce à cela de voler des objets aux ennemis lors des combats.

Autres Informations

Outre la classe des jobs, vous avez le cycle de journée qui était également présent sur Famicom. Ce système est très important durant le jeu car lorsque vous êtes sur la carte du monde, le climat du temps change et certaines de vos actions pour progresser dans votre aventure devront se faire pendant la nuit. Comme à l’accoutumée de la série, vous aurez bien entendu des moyens de transports pour vous aidez à passer d’un continent à un autre et même si le jeu est assez linéaire dans un premier temps, quand vous obtiendrez le bateau, vous pourrez être libre d’explorer la carte du monde où bon vous semble. Plus tard vous pourrez survoler le monde sur le dos de Ramia, une sorte d’oiseau dans lequel vous aurez accès à tous les endroits que vous n’aviez pas pu visiter avant. Dragon Quest 3 comporte quelques mini-jeux et sous-quêtes plutôt sympas comme les livres de la personnalité qui changent le caractère d’un perso et dont certains modifieront la croissance de vos stats et aussi la quête des petites médailles, il en existe 100 au total cachées un peu partout dans le jeu. Une fois que vous en avez récolté un nombre assez important, vous devrez vous rendre au château du Medal King et recevrez en fonction des médailles trouvées de précieux items. Au final, je dirai que ce remake est une valeur sûre tant les améliorations apportées sont nombreuses et si vous arrivez à battre Baramos, ne croyez pas que vous aurez fini le jeu pour autant, une petite surprise vous attend après cela mais là je ne dirai rien.^^ Je vous laisse la découvrir par vous-même. (Mais ceux qui ont joué à Dragon Quest 1 sauront de quoi je parle)


Les combats sont difficiles dans cet épisode

Le design des monstres est réussi

vous pourrez former un groupe dès le départ

Le verdict :

Présentation (: Un joli écran de titre avec un scénario très prenant au fil du jeu. Et pour couronner le tout, l’introduction d’Ortega est vraiment magnifique.

Graphismes () : Graphiquement c’est superbe, les décors ainsi que ceux des combats ont été retravaillés dans les moindres détails. Le plus beau Draque sur super famicom.

Animation () : Les mouvements des monstres sont plus élaborés que Dragon Quest 6, le mode 7 quand a lui est bien exploité et les moyens de transports ne ralentissent pas le jeu.

Musiques () : Les compositions de Kôichi Sugiyama sont toujours une réussite et cet épisode n’échappe pas à la règle. Les musiques remasterisées sont sublimes et quelques nouvelles ont été rajoutées.

Bruitages () : Pfff !!! Toujours pas d’amélioration ici. Des bruitages nuls et sans intérêt qui côtoient les belles musiques du jeu… Au suivant !

Durée de vie () : Exceptionnelle ! Vous en avez pour au moins une cinquantaine d’heures avant d’en voir le bout et je ne compte même pas les mini-jeux et les classes que vous devrez faire.

Jouabilité () : Bon là, c’est kif-kif… Une bonne notion en japonais est recommandée pour ce jeu qui comme pour les autres épisodes ne vous facilitera pas la tâche avec ses options en jap.

La note () : Le remake de Dragon Quest 3 cumule ses qualités avec une énorme prouesse par rapport à son ancêtre. Le seul regret, c’est qu’il ne soit sorti qu’en version jap sinon c’est un très bon RPG qui mérite de se placer parmi les meilleurs du genre sur Super-Famicom.

Neo Tsubasa