Mystic quest legend

Premier vrai RPG paru sur la Super Nintendo française - c’était en 1993, ca ne nous rajeunit pas – Mystic Quest Legend se veut comme étant un jeu d’initiation au genre. Cela signifie qu’il possède toutes les caractéristiques d’un véritable RPG pur et dur (avec ses combats à distance, le tour par tour, les points d’expérience, les villes a explorer, les donjons à traverser, bref tout !), mais qu’il semblera manquer de subtilités aux habitués de ce genre de jeu. Pourtant, il serait dommage de passer à côté, et ceci pour plusieurs raisons. Mais reprenons depuis le commencement. Tout d’abord, sachez que c’est SquareSoft qui a assuré le développement du titre. Pour ceux qui ne le sauraient pas, c’est un gage de grande qualité ! A ce moment-là, vous vous dites, Mystic Quest, mais je connais, c’est un jeu Game Boy ! Et vous avez raison, Mystic Quest sur Game Boy est le premier volet de la série des Secret of Mana. Pourtant, Mystic Quest Legend ne fait pas parti de cette série. C’est tout de même un jeu lié à la saga. Bref rappel : Secret of Mana est le nom US/Europe d’une série qui se nomme en fait Seiken Densetsu au Japon. On peut le traduire par La légende (Densetsu) de l’épée sacrée (Seiken). Le point commun aux 4 volets de la série (bientôt 5 !) est donc la lame qui porte moult noms car au fil des siècles la légende et les mythes n’ont cessé la glorifier (toute ressemblance avec une phrase culte est totalement volontaire ^^). Dans Mystic Quest Legend, vous allez aussi croiser le fer avec non pas l’épée mana, mais excalibur (si vous avez bien suivi, c’est la même arme !). Bon, bref, tout cela se recoupe, tout en se démarquant, c’est le mimi, c’est le rara, c’est la pagaille ! En réalité, Mystic Quest Legend est ce que le japonais ont appelé un Gaiden, c’est à dire, un jeu dérivé de la série.


la tour focale, le centre du monde

l'écran de statut

Le jeu justement, que vaut-il ? Et bien parlons du scénario : vous êtes un jeune homme qui se voit soudain affublé du pseudonyme de héros, sans trop savoir comment vous en êtes arrivé là ! En fait, vous vivez dans un mode troublé car régi par un équilibre de forces en péril. 5 cristaux assurent une parfaite harmonie entre les éléments (terre, feu, vent, eau et lumière). Le monde lui-même est divisé en 5 zones géographiques : 4 territoires bien délimités, et au centre, faisant la jonction entre eux, la tour focale. Cette tour, le centre du monde, assurait la paix entre les peuples , c’était un lieu d’échange entre les civilisations, de commerce, de vie. Mais c’est aussi un lieu hautement stratégique pour le pouvoir, qui ne cessait d’exciter la convoitise du Mal. Un jour, ce Mal prit une forme, celle de Roi Noir (et oui, le même Roi Noir que dans Mystic Quest sur Game Boy !) et investit la Tour Focale. Chaque territoire se retrouva replié sur lui-même (diviser pour mieux régner), et les monstres commencèrent à ce répandre, pillant villes et richesses de chaque contrée. Mais vous, le héros, êtes un peu différent. Vous habitez dans une forêt, en plein cœur du territoire contrôlé par le cristal de la Terre. Pourtant, on ne sait rien de vos origines, sauf que vous n’êtes pas de la région. Un peu guerrier dans l’âme, vous explorez le monde sans crainte, sans bravoure non plus. La partie débute sur le bien nommé Mont Destin. Un vieux sage, White, vous raconte l’Oracle qui prédit le retour du héros et qui viendra sauver le monde. Mais sans avoir le temps de poursuivre, vous vous faites agresser par une sale bestiole. Le combat est facile pour un guerrier tel que vous, mais pour White, il n’en faut pas plus : vous êtes le guerrier de l’Oracle, et vous devez débarrassez la Tour Focale de Roi Noir. Tout ceci n’est bien entendu que prétexte à une longue quête, qui se trouve être assez riche en personnages secondaires. En effet, si Mystic Quest Legend se joue exclusivement seul, cela ne signifie pas que vous n’aurez pas d’alliés. Parfois uniquement dans l’un des 4 territoires du monde, plus souvent dans des quêtes secondaires, vous rencontrerez des combattants qui vous prêteront main forte.


la carte est assez bien faite

Le cristal de Terre ainsi que de nombreux trésors

Techniquement parlant, c’est sûr que Mystic Quest Legend ne brille pas. Non pas qu’il ait mal vieilli, mais il n’a jamais été beau. Les graphismes sont très épurés et manquent de finesse. La palette de couleur est souvent (pas toujours) mal choisie, et l’animation est correcte sans plus (cela se relativise cependant, car l’animation d’un RPG est de toute façon plutôt basique). En revanche, au niveau musical, Square assure encore une fois. Les thèmes des combats, des boss et des batailles sont très rock et très bons. Ceux des villes est plus moyen (c’est en fait le même à chaque fois, remixé selon l’ambiance du lieu). Côté durée de vie, Mystic Quest Legend est tout à fait dans la moyenne. Sa relative facilité fait qu’on traverse rapidement les différents lieux, mais détail qui a son importance, on ne se sent jamais obligé de combattre juste pour monter ses niveaux. Et comme le monde est très vaste, le jeu tient en haleine un bon bout de temps. De plus, des champs de bataille parsèment la carte. Les réussir octroie de petits bonus, tels qu’une nouvelle armure, un médaillon magique, ou de l’argent. Enfin, côté scénario, rien à redire, il est riche et fait interagir de nombreux personnages, au caractère bien affirmé. Même les ennemis forment un bestiaire riche et les boss sont – ô joie – assez nombreux.

Enfin, qui dit RPG dit système de magie, multiples armes et armures, et objets divers. C’est de ce point de vue que Mystic Quest Legend se trouve être assez simple : le système de magie est tout à fait classique : on trouve des livres de sort et on lance des magies en fonction du coût du sort et de son nombre de pm. Les magies sont peu nombreuses (12) mais réparties en 3 catégories : magie blanche (soin), magie noire (attaque) et sorcellerie (les plus puissants mais aussi les plus coûteux). Du côté des armes, c’est légèrement mieux, puisque 12 armes sont proposées (en fait, 3 degrés d’évolution pour 4 armes différentes) : l’épée, la hache, la griffe / grappin et les bombes. Mais les personnages secondaires en ont d’autres (étoiles ninja, arc, masse), ce qui enrichit les parties. Certaines armes ont des propriétés particulières (les grenades touchent plusieurs ennemis à la fois, les arbres peuvent être abattus à la hache, les grappin permet d’atteindre des endroits inaccessibles etc..). En ce qui concerne les armures, une fois de plus elles sont peu nombreuses, et simplissimes à utiliser (la nouvelle armure trouvée est toujours meilleure que vos anciennes). Enfin, les objets apportent un peu de variété, mais ne jouent pas de rôle clé dans les combats. Bref, tout ceci est très didactique et ne constitue rien de révolutionnaire. Cet aspect très simple, très classique, dans la gestion des personnages est voulu. Mais nul doute qu’après Mystic Quest Legend, vous êtes prêt à profiter pleinement des richesses des hits du genre tels que Final Fantasy 6 (l’inverse n’étant pas vrai, un jeune joueur débutant ne pouvant apprécier complètement un gros jeu s’il découvre en même temps ce qu’est un RPG).


mister the boss de la forêt

les rencontres ennemies ne sont pas aléatoires

Présentation : à l’image de la partie technique du soft, elle surprend par son aspect très … dépouillé !

Graphismes : des amas de pixels (presque) dignes d’une Nes, c’est bien dommage.

Animation : Il n’est pas nécessaire pour un RPG de briller dans ce domaine, mais tout de même !

Musique : On arrive à un point plus intéressant. Les musiques des diverses phases de combat sont très stylées rock, pour notre plus grand bonheur.

Difficulté : Ce titre est tout ce qu’il y a de plus abordable. Vous ne serez jamais bloqué bien longtemps par un combat, et les niveaux d’expérience s’enchaînent facilement.

Durée de vie : Et bien malgré sa relative facilité, Mystic Quest Legend vous occupera un certain temps (je dirais même plus : un temps certain !), grâce à une quête loooonnnngggguuuue.

Jouabilité : comme pour tout RPG, les actions sont à choisir dans le menu de combat, ce qui rend le jeu très simple à jouer. En phase exploration, le perso répond bien, mais sans plus.

The Verdict : C’est certain, il faut savoir passer outre l’aspect technique plus que sobre pour apprécier un tel jeu. Mais l’aventure est sympathique, le scénario bien monté (même si ce n’est pas une référence) et l’ambiance musicale est entraînante. Un bon petit jeu ! Un RPG conçu pour initier les joueurs au genre (ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il est sorti sur le marché français, alors que de bien plus grosses pointures, plus complexes, n’ont jamais vu le jour chez nous) et qui apprend à gérer des paramètres tels que les PO, les niveaux, les stats des persos, leurs pm etc... A sa sortie, la cartouche était d’ailleurs accompagnée d’un gros guide de 74 pages, richement illustré, et qui accompagne pas à pas le joueur dans l’aventure, expliquant tous les éléments constitutifs d’un RPG. Un jeu de découverte, oui, mais qu’il ne faut pas négliger pour profiter pleinement par la suite des richesses offertes par les gros titres de la console.


cherchez les passages secrets !

les magies n'impressionnent pas vraiment !

Diddu >^_^<