Uniracers est le type même du jeu fun comme je les aime : un principe ultra-simple, de l’action, de l’émotion et le tour est joué. Mais qu’est-ce donc que ce jeu dont peu de monde a entendu parler alors ? Un jeu de monocycle ! Et oui, ca existe, ils ont osé. Et même diablement bien réussi. Ils ? les as de la programmation et de l’innovation, les studios DMA, déjà remarqués avec leurs célèbres Lemmings bien sûr ! Mais cette fois, le jeu est centré sur le fun. Chouette, ca s’annonce bien ! ! !

Les graphismes sont très moyens

 

Uniracers est en réalité un jeu inclassable, sorte d’hybride entre le jeu de course et celui de stunt. Plusieurs modes de jeu sont proposés : le principal propose des duels, entre potes ou avec l’ordi, sur des circuits de folies : loopings, sauts de l’ange, virage a 180 ou 360° … Mais attention, pour arriver premier, nulle question ici de trajectoire parfaite ou de gestion des boosts. Pour gagner de la vitesse, nos chers monocycles font des cabrioles. Et plus elles sont folles, plus ils aiment ca. C’est ainsi que le jeu révèle une très grande richesse en proposant des tonnes de combinaisons et de figures possibles. Voilà pour l’aspect Stunt du jeu. Mais si une figure osée est saluée par un gain de vitesse, un raté est synonyme de perte de temps et d’efficacité. Et oui, car un monocycle est fait pour rouler sur son unique roue, et il n’aime pas, mais alors pas du tout, retomber sur sa selle. Dernier petit détail qui a toute son importance, pour réaliser des acrobaties, il faut de trouver dans les airs ! ! Ca tombe bien, nos monocycles sont capables de sauter… mais pas très haut. En fait, ce sont surtout les circuits, avec leurs grandes descentes et autres tremplins qui fournissent les occasions d’éblouir la galerie. Ok ok, résumons nous, pour gagner, il faut donc réaliser des figures les plus incroyables possibles, le plus souvent possible. Simplissime non ? Et bien en fait, c’est légèrement plus ardu que cela, car un dernier paramètre intervient : la vitesse. Ce jeu va vite, très vite, tant et si bien que l’on ne voit pas très loin en avant. C’est la que ca se corse.


Le givre est parfait pour se faire une petite glisse

Le pire enemis du pneu : la glue ! 

En effet, étant donné les nombreux pièges des pistes, il est indispensable d’anticiper sur ce qui arrive. Ce rôle est dévolue au revêtement, dont la texture ou la couleur peut varier. Voici les principaux revêtements du jeu :

Bleu / Vert : Aucun problème, tout baigne. La voie est libre pour faire des cabrioles.

Bleu / Rouge : Attention, ce n’est plus le moment de sauter, le danger est imminent.

Jaune / Rouge : Hurry ! il faut a tout prix sauter sans délai, il va y avoir de la glue !

Glue : Ca colle, hein ?

Givré : Glisse parfaite, le top du fun (un conseil : surtout ne freinez pas !)

Vrille : Mon beau mono tourne, tourne, tourne . Youpi !

Jaune / Bleu : derniers instants avant l’arrivée

Damier : C’est le finish !

Au niveau des figures, leur nombre est impressionnant : les 3 principales sont le Roll (rotation dans le sens horizontal), le Twist (rotation dans le sens vertical) et le zee (rotation dans le sens transversal). Mais il est possible de les combiner entre elles, ce qui nous donne a la finale des quadruples vrilles renversées double axel et autres triples boucles speedées inversées. Mais si les plus belles réalisations se voient bien récompensées, le jeu est conçu afin que les figures soient toujours variées, ce qui signifie qu’a la longue, une superbe pirouette répétée abusivement ne sera plus gratifiée a sa juste valeur.

 

En ce qui concerne cet aspect figures, il faut savoir que le jeu contient aussi des niveaux ou le but est d’accumuler des points sur des terrains totalement dévoués aux acrobaties aériennes : c’est le Stunt.

C’est dans ce mode que sont réalisables les plus beaux exploits. Et certaines figures se verront gratifiées d’un nom propre. A vous de découvrir les combinaisons nommées ‘ Head Begin’ ou encore ‘ Dude ‘ qui rapportent un maximum. Enfin un dernier conseil, a chaque fois que vous réaliserez une figure nommé ‘ Tabletop ‘, elle multiplie le score par 4. A la fin de ce type d ‘épreuve, un tableau résume toutes les figures réalisées durant les 45 secondes de compétition. Très bien fait, il aide a cibler les figures que l’on a tendance a répéter trop souvent (et qui ne rapportent donc plus leur maximum de points), et celles que l’on ne fait jamais. Un bon moyen de cibler ses efforts.


Un nombre incroyable de figures

Le mode stunt est une réussite totale

Au niveau de la réalisation, le jeu est très dénudé graphiquement. C’est typiquement le type de jeu qui ne paye pas de mine. Mais en revanche, l’animation suit sans aucun problème, même a pleine vitesse et a 2 joueurs (écran splitté). L’autre paramètre essentiel est la bande son. Elle est grandiose, car elle colle parfaitement au rythme effréné des courses : des thèmes bien rock, qui ont du punch et qui assurent une ambiance explosive. D’ailleurs , la nervosité des monocycles se ressent parfaitement en jouant. Ils sautillent, bondissent, vire voltent et enchaînent les actions sur un rythme d’enfer. Bref, du tout bon.

Au niveau du challenge proposé, il est tout ce qu’il y a de plus conséquent : le jeu propose 9 ligues, qui se composent chacune de 5 épreuves : 2 courses plutôt axées vitesse pure (et donc figures a gogo), un stunt ou le but est de réaliser un maximum de points sur des rampes, et 2 courses axées acrobaties (avec des circuits plein d’obstacles et de surprises). Chacune de ces 9 ligues est ensuite proposé avec 3 niveaux de difficulté (rapidité de l’adversaire pour les duels ou augmentation du nombre de points a décrocher en stunt) .Et pour les insatiables, il reste la possibilité des affrontements multi-joueurs, soit classiques en duels, soit en organisant des tournois.


Yahooo !!!

La vrille est un obstacle facile a condition de ne pas sauter

Le verdict :

Présentation : Service minimum... mais au moins ça a le mérite d'être clair.

Graphismes : difficile de faire plus épuré. Même si le résultat est une excellente visibilité, ils auraient pu être plus travaillés.

Animation : Fluide, aussi bien seul qu’a 2, et gérant une bonne dose de vitesse, elle est au poil !

Musique : Des thèmes bien rock, qui sont pour beaucoup a l’ambiance speedée et fun du jeu.

Durée de vie : Ce genre de jeu est incontestablement avantagé, puisque même des années plus tard une petite partie ne se refuse pas. Bien dosée, la difficulté se révèle tout autant à la hauteur pour les pros du paddle que pour les débutants. Chacun y trouve son compte.

Jouabilité : Le maniement des monocycles est tout ce qu’il y a de plus simple : les 4 touches directionnelles, un bouton pour sauter, et 1 bouton pour chacune des rotations dans l’espace. Résultat, même au clavier c’est jouable sans problème, c’est tout dire !

Intérêt : Ce jeu est construit autour du fun. Tout est pensé dans cette optique, et force est de reconnaître que c’est une réussite totale. On pourrait presque dire que ce jeu appartient a la catégorie Fun, tout comme Mario appartient a celle de la plate forme. Voilà une cartouche idéale pour s’amuser. Bien que sortie officiellement en France, on n’a que peu entendu parler d’elle, car elle ne présente pas les graphismes capables de séduire ce qu’on appelle le grand public. Et pourtant, cette cartouche est plus qu’une simple innovation, c’est un véritable hit. La preuve ? On s’y amuse énormément. C’est bien le but des jeux vidéo, non ?

Diddu ^__^